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Va-t-on enfin pouvoir stocker l’énergie ?

01Fév
  • Va-t-on enfin pouvoir stocker l’énergie ?

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Magnifique événement hier aux Salons Hoche, à Paris, qui a réuni pas moins de 500 personnes. L’IFP – énergies nouvelles organisait son 17ème « Panorama », que j’ai eu le plaisir d’animer. Avec pour sujet le stockage massif de l’énergie.

D‘un côté, des pics de production d’électricité dûs aux éoliennes quand le zéph’ se met
à souffler ou que le Soleil perce les nuages. De l’autre, des pointes de consommation quand
nous rentrons chez nous, vers 19 heures, en hiver, et que les bureaux n’ont pas encore tout à
fait fermé.

Seulement voilà : pics et pointes coïncident rarement. Alors comment organiser leur
rencontre ? Si on disposait de capacités de stockage massives, il suffirait de conserver
l’électricité produite le temps suffisant pour la libérer au moment de la pointe.
Hier, aux Salons Hoche, à Paris, experts de haut vol et public ont débattu de ce sujet
pendant quatre heures. C’était le 17ème « Panorama » organisé par l’IFP – énergies nouvelles.
Etaient présents, entre autres, le président de l’IFP, Olivier Appert ; Antoine Cahuzac, le
DG d’EDF – énergies nouvelles ; ainsi que le président de Réseau de transport d’électricité
Dominique Maillard.

Des technologies existent bien, comme les batteries, mais celles-ci présentent
l’inconvénient d’une durée de vie assez faible. Très développée en Suisse, la STEP consiste
à pomper de l’eau en aval pour remplir un barrage. Il y a aussi les CAES (Compressed Air
Energy Storage) qui consistent à injecter de l’air comprimé dans des cavités naturelles et à
récupérer cette énergie plus tard en le faisant passer dans des turbines.

En dehors des STEP, ces solutions ne sont pas assez matures techniquement et
éconiquement pour permettre leur généralisation. A moins d’une rupture technologique, on
risque de devoir attendre plus de 20 ans avant qu’émergent des solutions viables de stockage
massif.

Elles permettraient pourtant de supprimer une partie des « back-up », ces capacités de
production sous-employées qui ne servent que pour alimenter les pointes. Ainsi que cette
aberration des prix négatifs par laquelle des distributeurs sont parfois amenés à payer certains
industriels pour qu’ils consomment l’électricité excédentaire ! Un peu de patience…

Panorama 2013

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